Le parquet antiterroriste français a requis ce mardi 10 et 11 ans de prison contre deux des sept accusés dans l’affaire des attentats de Trébes et Carcassonne en 2018, qui ont fait quatre morts, dont un policier.

L’enchaînement d’attaques a eu lieu le 23 mars 2018 en milieu de matinée, lorsque Redouane Lakdim, un franco-marocain de 26 ans, s’est rendu sur un parking de Carcassonne pour voler un véhicule, où il aurait tué l’un des conducteurs.

L’agresseur a également tenté de renverser un groupe de policiers qui faisaient du sport. Plus tard, il s’est introduit armé dans un supermarché de Trébes, où il a tiré dans la tête du boucher et d’un client. La quatrième victime était le gendarme Arnaud Beltrame, qui tentait de négocier avec le terroriste la libération d’un caissier.

Lakdim, neutralisé par la police le jour même de l’attaque, avait exigé des forces de sécurité la libération de Salá Abdeslam, seul survivant de la chaîne d’attentats perpétrés le 13 novembre à Paris.

Le procès des six hommes et d’une femme impliqués dans l’attaque s’est ouvert fin janvier. Le parquet a requis les sanctions les plus sévères contre Samir Manaa, qui était le meilleur ami du terroriste neutralisé et qui l’accompagnait pour acheter le couteau, ainsi que contre Marien Pequignot, la petite amie de l’agresseur.

Concrètement, il a requis respectivement dix et onze ans de prison pour délit d’association terroriste criminelle contre Samir et Marien, tandis qu’il a requis huit ans de prison contre le beau-frère de Lakdim, Ahmed Arfaui, 28 ans, pour le même motif.

Enfin, il a requis quatre ans de prison pour non-dénonciation d’un crime terroriste contre Bagdad Hadawi et un contre Sofiane Manaa, 32 ans, pour détention d’armes, tandis qu’il a requis six ans de prison contre Sofian Budebuza et Reda el Yakubi, 34 ans, trafiquants de drogue à le quartier Ozanam de Carcassonne, selon le journal ‘Ouest France’.

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