L'Assemblée nationale française rejette deux motions de censure pour l'absence de mesures de réduction du déficit

L'Assemblée nationale française a rejeté lundi deux motions de censure présentées par le parti de gauche La Francia Insumisa (LFI) et le Rassemblement national d'extrême droite en représailles à l'absence de mesures pour réduire le déficit.

La motion LFI, portée par le député Mathias Tavel, a obtenu 222 voix pour – celles de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (Nupes) et du Groupe National -, bien loin des 289 voix nécessaires pour évincer le gouvernement du Premier ministre Gabriel. Attal.

De son côté, la motion du Rassemblement national, présentée par le vice-président du parti, Sébastien Chenu, n'a obtenu que les suffrages favorables des députés de sa propre formation, soit 89 au total, selon le journal 'Le Figaro'.

Les deux propositions visaient à dénoncer le fait que le gouvernement français n'a pas présenté à l'Assemblée nationale un projet de loi de finances pour corriger le budget approuvé en 2023 – par l'article 49.3 de la Constitution – après l'aggravation du déficit il y a quelques semaines.

Le déficit budgétaire de la France, deuxième économie de la zone euro, a atteint 154 milliards d'euros en 2023, soit 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), comme l'a rapporté en mars l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Le chiffre du déficit de l'année dernière a largement dépassé les prévisions du gouvernement français, qui prévoyait un déséquilibre négatif des finances publiques de 4,9 pour cent. Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a reconnu sur la radio RTL que ces données n'étaient pas celles attendues.

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