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Sophie Pétronin, la dernière française kidnappée au monde, est retournée dans son pays après avoir été en captivité depuis 2016 aux mains du groupe Al-Qaïda. Sa libération était le produit d'un processus de négociation entre le gouvernement du Mali et l'organisation djihadiste.

Pétronin, 75 ans, était visiblement émue lorsqu'elle est descendue de l'avion qui la transportait de Bamako, la capitale du Mali.

Sur une base militaire près de Paris, elle a été reçue par le président Emmanuel Macron. Le chef de l'État était accompagné de proches de la travailleuse humanitaire qui, au milieu de l'émotion, ont enfreint les recommandations visant à empêcher Covid-19 et l'ont serrée dans ses bras.

Au Mali, lieu de sa captivité, Pétronin avait retrouvé son fils Sébastien Chadaud-Pétronin, après avoir été libérée par le groupe Al-Qaïda et transférée dans la ville de Bamako.

À son arrivée en France, il s'est excusé auprès de son fils pour les problèmes que l'enlèvement a pu lui causer. «Je t'ai apporté beaucoup de douleur, de problèmes, beaucoup de travail pour t'aider. Alors, vraiment, je te demande de me pardonner, c'est tout ce que je veux ».

De son côté, Emmanuel Macron a exprimé sa joie après la libération du travailleur humanitaire. Dans ses brefs mots sur l'événement, il a remercié le gouvernement malien pour sa libération du gouvernement et a assuré que l'armée française poursuivra sa lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest.

Pétronin ne cache pas sa volonté de reprendre les activités humanitaires

Sophie Pétronin est née dans la ville de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Son enlèvement a eu lieu en décembre 2016 par des membres du groupe Al-Qaïda du Maghreb islamique, dans la région de Gao, au nord du Mali, alors qu'il y résidait et dirigeait une organisation d'aide aux enfants.

L'agence de presse AP a révélé qu'en dépit de l'expérience négative, Pétronin a montré sa volonté de reprendre ses activités d'aide humanitaire et de collaborer à la nutrition et à l'alimentation des enfants.

«Mon plan est de me reposer, de prendre un peu de magnésium, un peu de calcium et un peu de phosphore pour renforcer ma matière grise (…) C'est la première étape, je dois me remettre en forme. Ensuite, je retrousserai mes manches et je retournerai au travail », a-t-il déclaré en France.

Malgré le fait que les autorités maliennes ont écarté les signes de violence chez les femmes et qu'elles sont en bonne santé. Pétronin a déclaré qu'il ressent un inconfort "et des douleurs dans le dos".

Sa libération intervient après des négociations entre le gouvernement malien et des représentants de l'organisation jihadiste, au cours desquelles ils ont accepté de libérer d'autres personnes en captivité telles que: la femme politique malienne Soumaila Cissé et deux citoyens de nationalité italienne.

Dans le cadre de ce processus, le Mali s'est engagé à libérer au moins 200 prisonniers appartenant au groupe djihadiste.

Avec Reuters et AP