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Ce jeudi, le gouvernement français a dévoilé son plan de relance économique pour allouer 100 000 millions d'euros en vue de stabiliser le pays après la crise provoquée par la pandémie. Le plan concentre ses efforts sur le renforcement industriel, la croissance verte et l'emploi des jeunes.

Ce 3 septembre, le gouvernement français a détaillé le plan «  France Relance '', avec lequel l'exécutif cherche à relancer l'économie du pays gaulois, fortement touché par la pandémie, avec l'injection de 100 000 millions d'euros (environ 118 400 millions de dollars) qu'il investira dans différents secteurs dans un délai de deux ans.

«100 000 millions, c'est le montant dont notre économie a besoin pour récupérer à partir de 2022 notre niveau de richesse avant la crise. C'est ambitieux mais parfaitement réalisable», a déclaré le Premier ministre Jean Castex.

Lors de la présentation du plan, Castex était accompagné des ministres de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire; de Transition écologique, Barbara Pompili, et d'Emploi, Elisabeth Borne, qui sont en charge des trois secteurs dans lesquels l'investissement sera concentré: la compétitivité économique, l'environnement et l'emploi.

35 000 millions d'euros pour la compétitivité économique

Le gouvernement cherche à concentrer ses efforts sur l'industrie et le commerce, d'où un tiers du budget total, soit environ 35 000 millions d'euros (environ 41 400 millions de dollars), est consacré à la compétitivité et à la réindustrialisation.

Dans le cadre du renforcement de ces secteurs, une mesure sera activée pour réduire les taxes à la production de 20 000 millions d'euros au cours des deux prochaines années. Selon le gouvernement, cette réduction profitera aux moyennes entreprises de 42%, aux PME de 32% et aux grandes entreprises de 26%.

Dans ce domaine, le pays cherche à favoriser la reconstruction du tissu industriel et à faciliter la délocalisation sur son territoire d'activités dans des secteurs qu'il qualifie de «vitaux», parmi lesquels il place la santé, l'agriculture et la technologie.

30 milliards d'euros pour favoriser la transition écologique

30 000 millions d'euros supplémentaires (environ 35 000 millions d'euros) seront utilisés pour renforcer la transition vers une économie verte. Parmi ceux-ci, 11 000 millions d'euros seront consacrés au renforcement du transport de marchandises par chemin de fer et à la mise en œuvre du vélo comme moyen de transport.

7.000 millions d'euros supplémentaires seront consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, dont les écoles, les hôpitaux et 9 milliards d'euros pour soutenir les entreprises de recherche et d'innovation, en particulier le développement de l'hydrogène comme source d'énergie.

1 200 millions d'euros supplémentaires serviront à promouvoir une agriculture plus durable et une alimentation plus saine et 300 millions d'euros seront consacrés au renouvellement des réseaux d'eau.

Cependant, malgré le budget élevé que le gouvernement a décidé d'accorder à l'écologie, le plan a été critiqué par les secteurs de l'environnement, qui le jugent insuffisant.

35 milliards d'euros pour la cohésion sociale et territoriale

Pour éviter la fracture sociale que la pandémie de coronavirus a laissée dans le pays, avec la suppression de 800000 emplois cette année, la dernière branche du plan se concentrera sur la cohésion territoriale avec 35 milliards d'euros supplémentaires. L'objectif principal de cette section est de promouvoir le recrutement des jeunes.

Le point comprend un poste de 6 500 millions d'euros pour l'embauche de jeunes de moins de 26 ans et 6 600 millions pour un «bouclier anti-chômage» avec diverses mesures telles que la formation professionnelle. Avec ces mesures, le gouvernement prévoit de créer 180000 emplois en 2021.

6 000 millions d'euros supplémentaires seront consacrés à l'investissement numérique dans la santé, à la rénovation des entreprises et au développement numérique des territoires. D'autre part, 5 200 millions d'euros supplémentaires seront alloués à l'investissement dans les communautés et 200 millions d'euros aux plans de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Dans sa présentation du plan, le Premier ministre a appelé "à la responsabilité de tous les acteurs: les entreprises à embaucher, les groupes à investir avec l'Etat, les ménages à investir et à consommer au lieu d'épargner ".

Le gouvernement assure que le plan, indépendant des mesures d'urgence qui ont été appliquées pendant la pandémie au coût de 470 milliards d'euros, bénéficiera à tous les Français, issus des classes les plus modestes, et que ce nouveau plan, qu'il a classé comme historique , ce sera un investissement avec un impact qui sera «presque totalement» absorbé à partir de 2025.

Avec EFE et AFP