Première modification:

En raison de la pandémie du nouveau coronavirus, la France a enregistré une baisse historique de 13,8% de son produit intérieur brut au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, a annoncé l'Institut national de la statistique (INSEE). C'est la plus forte baisse jamais enregistrée.

Depuis la mesure trimestrielle de l'activité économique française, jamais auparavant l'Institut national de la statistique (INSEE) n'a enregistré un tel effondrement. La consommation intérieure, principale composante de la croissance, a reculé de 11%, les investissements de 17,8% et les exportations de 25,5%.

La plus forte baisse trimestrielle du PIB avant la crise des coronavirus avait eu lieu au deuxième trimestre de 1968, affectée par la grève générale de mai, mais a été suivie d'un rebond de + 8% en été.

"La tendance négative du PIB au premier semestre 2020 est liée à l'arrêt des activités" non essentielles "dans le cadre du confinement mis en place entre mi-mars et début mai", explique l'institut dans un communiqué.

Le PIB du pays français a subi une baisse de 19% (annualisé) par rapport au même trimestre de l'année dernière, a souligné l'INSEE.

Bueno Le Maire: "Nous ne sommes pas sans défense face à la crise"

La levée progressive des restrictions conduit à une reprise progressive de l'activité économique en mai puis en juin, après le point le plus bas atteint en avril, selon l'Insee.

La reprise devrait cette fois être plus vigoureuse puisque la chute a été catastrophique. L'Insee prévoit + 19% pour le troisième trimestre, Natixis + 16% et la Banque de France + 14%.

"Nous ne sommes pas sans défense face à la crise", a déclaré vendredi matin le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

La plupart des économies subissent les conséquences de la cessation des activités imposées par le gouvernement pour endiguer la propagation de la pandémie de Covid-19.

Avec l'AFP