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La cycliste Marie Patouillet remet à la France une première médaille aux Jeux Paralympiques

La cycliste Maria Patouillet a inauguré mercredi le compteur de l’équipe de France aux Jeux Paralympiques de Tokyo dès le premier jour de la compétition, remportant la médaille de bronze sur la piste de poursuite individuelle (catégorie C5). De son côté, sur les 400 mètres de nage libre, Ugo Didier (catégorie S9) a remporté la première médaille d’argent pour l’équipe de France.

La délégation française aux Jeux Paralympiques de Tokyo a remporté mercredi 25 août sa première médaille grâce à Marie Patouillet. Le cycliste sur piste a terminé troisième dans l’épreuve de poursuite individuelle (catégorie C5).

« Je ne réalise toujours pas. Ce sont mes premiers Jeux, premier test et première médaille », a réagi le coureur de 33 ans –spécialiste du sprint– après la compétition. Elle est entraînée par Grégory Baugé, quadruple champion du monde de vitesse individuelle et médaillé d’argent dans la même épreuve aux JO de Londres en 2012.

Médecin généraliste, la paracycliste – née avec une malformation au pied – a de grandes chances de décrocher à nouveau la médaille vendredi sur 500 mètres en jeu arrêté, sa spécialité, dont elle est vice-championne du monde (2020 ) et médaille de bronze (2019). Alors qu’elle était en retard dans le monde du cyclisme, Marie Patouillet a eu une révélation en participant à l’étape du Tour Cycle Tour en 2017.

Autre coureur en retard (depuis 2018), Alexandre Lloveras, 21 ans, a terminé au pied du podium en poursuite. Une déception pour le duo qui compose Corentin Ermenault, troisième de la spécialité aux championnats du monde en 2020.

Argent pour Ugo Didier

Peu de temps après, le nageur Ugo Didier a permis à la délégation tricolore d’obtenir une deuxième médaille, terminant deuxième du 400 mètres de nage libre (catégorie S9). Il a perdu par 1,08 seconde face à l’Australien William Martin, l’un des dix « Aussies » décernés mercredi qui permettent à l’île de continuer à dominer le tableau des médailles.

Ugo Didier, né avec un pied bot et des membres inférieurs atrophiés, n’a pas pu atteindre le vainqueur : « Je me suis brûlé dans les 100 derniers mètres », a-t-il expliqué.

Avec l’AFP

Cet article a été adapté de son original en français