Bruxelles a infligé une amende de 4,343 millions d’euros à Google en 2018 pour avoir appliqué des restrictions illégales aux fabricants d’appareils Android afin de renforcer sa position dominante. Le Tribunal de l’Union européenne a réduit le montant, mais a confirmé la décision qui peut faire l’objet d’un recours devant la Cour suprême de justice.

L’autorité antitrust de l’Union européenne a infligé un total de 8,25 milliards d’euros d’amendes antitrust à Google, le moteur de recherche Internet le plus populaire au monde, dans trois enquêtes remontant à plus d’une décennie.

L’une d’elles, prononcée en 2018 pour 4 340 millions d’euros, a été entérinée ce mercredi 14 septembre par le Tribunal de l’Union européenne, qui a décidé de la réduire modestement à 4 125 millions d’euros au moment de trancher une contestation de l’entreprise.

Cela reste cependant un montant record pour une violation des règles antitrust, ainsi que la deuxième défaite judiciaire de Google, qui a perdu un défi similaire à une amende de 2,42 milliards d’euros l’année dernière.

La grosse technologie, dans le collimateur pour abus de position dominante

Cette décision est un coup de pouce pour la chef de l’antitrust de l’Union européenne, Margrethe Vestager, qui a fait de son lobbying contre la soi-disant « Big Tech » une caractéristique de son administration.

Vestager enquête actuellement sur les activités de publicité numérique de Google, les règles de la boutique d’applications d’Apple, l’utilisation des métadonnées et le marché en ligne et les pratiques de vente d’Amazon.

Dans ce cas particulier de Google, le régulateur de la concurrence du bloc communautaire a estimé que la filiale du géant américain de la technologie Alphabet utilisait son système d’exploitation mobile Android pour contrecarrer la concurrence de ses rivaux.

« Google a imposé des restrictions illégales aux fabricants d’appareils mobiles Android et aux opérateurs de réseaux mobiles pour consolider la position dominante de son moteur de recherche », a expliqué le tribunal de grande instance.

Concrètement, les autorités européennes de la concurrence estiment que Google a obligé ces constructeurs à installer le moteur de recherche Google Search et le navigateur Google Chrome en échange de la licence de son magasin d’applications Google Play.

Google, qui peut faire appel de la décision devant la Cour européenne de justice, la plus haute juridiction d’Europe, a exprimé sa déception que l’amende ait été légèrement réduite, mais pas supprimée.

Android a créé plus d’options pour tout le monde, pas moins, et soutient des milliers d’entreprises prospères en Europe et dans le monde.

Avec Reuters, AP et EFE

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