Economie

C’est ainsi que les prochains présidents de l’Équateur et du Pérou reçoivent l’économie

La santé de l’économie est la grande peur des électeurs qui éliront leurs nouveaux dirigeants le 11 avril, après avoir résisté à l’assaut de la pandémie qui a fait chuter le PIB et jeté des millions de personnes dans la pauvreté.

L’Équateur et le Pérou ont quelque chose en commun, au-delà du fait que leurs citoyens se rendront aux urnes ce dimanche 11 avril pour élire un nouveau président: tous deux sont en tête du classement des pays les plus touchés par la pandémie de Covid-19 ., Économiquement parlant.

Le prochain président de l’Équateur est confronté au défi difficile de survivre ou d’apprendre à vivre dans la faillite technique, jusqu’à ce que l’économie nationale commence à se réactiver.

Le produit intérieur brut a enregistré une baisse de 7,5% en 2020, après une croissance minimale enregistrée en 2019; Il a un taux de chômage de 5,3%, alors qu’avant la pandémie il était de 3,8% et sa dette publique s’accumule à 63 000 millions de dollars, soit 62,9% du PIB.

Économie de l'Équateur
Économie de l’Équateur © France 24

Sur le plan social, le taux de pauvreté est passé de 25% avant la crise à 32,4% l’an dernier, alors que 14,9% vivent dans l’extrême pauvreté, selon l’Institut national des statistiques et des recensements (INEC).

En décembre 2020, cette entité considérait une personne pauvre si elle recevait un revenu familial par habitant inférieur à 84,05 dollars par mois et extrêmement pauvre si elle recevait moins de 47,37 dollars par mois.

Les Équatoriens choisiront entre le banquier conservateur Guillermo Lasso et l'économiste de gauche Andrés Arauz lors d'un second tour présidentiel.
Les Équatoriens choisiront entre le banquier conservateur Guillermo Lasso et l’économiste de gauche Andrés Arauz lors d’un second tour présidentiel. © France 24

Les Équatoriens choisiront entre le banquier conservateur Guillermo Lasso et l’économiste de gauche Andrés Arauz lors d’un deuxième tour présidentiel qui fait suite à des mois de débat sur la question de savoir si le malaise économique du pays peut être mieux traité par le socialisme ou des politiques favorables au marché.

Andrés Arauz a promis qu’en cas de victoire, il ne respecterait pas les conditions convenues avec le Fonds monétaire international pour le décaissement de 6,5 milliards de dollars pendant plus de deux ans, comme il les a qualifiées de «draconiennes» en raison des ajustements des dépenses publiques dont ils ont besoin.

Guillermo Lasso, actionnaire de la Banco de Guayaquil, dont il était également président, est un ardent défenseur de l’économie de marché et veut gouverner avec un appareil d’État optimisé et dynamiser le secteur privé.

Pérou: le deuxième pays de la région le plus touché par une pandémie

Seul le Venezuela peut dire qu’il a terminé 2020 avec un résultat économique pire que le Pérou, dont la contraction de 11% du PIB a plongé deux millions d’habitants au chômage, dont le taux est passé à 14,5%, soit plus du double de celui d’il y a un an.

Les inégalités et la grande informalité sont les plus grands défis économiques que devra relever quiconque deviendra président de ce pays, car on estime que 70% des employés péruviens travaillent sans contrat et plus d’un tiers des entreprises ne paient pas de taxe de vente.

L'inégalité et la grande informalité sont les plus grands défis économiques que celui qui deviendra président du Pérou aura
L’inégalité et la grande informalité sont les plus grands défis économiques que celui qui deviendra président du Pérou aura © France 24

En ce qui concerne la pauvreté, les données les plus récentes disponibles sont ramenées à 2019. À cette époque, un citoyen sur cinq vivait avec moins de 3,2 dollars par jour et 2,9% vivaient dans l’extrême pauvreté avec 1, 7 dollars par jour.

En 2019, un citoyen sur cinq vivait avec moins de 3,2 $ par jour
En 2019, un citoyen sur cinq vivait avec moins de 3,2 $ par jour © France 24

Face à la reprise, les syndicats de l’industrie attendent beaucoup du gouvernement qui sera élu cette année et qu’il devra réactiver les activités productives, déjà paralysées avant la pandémie en raison des scandales de corruption.

Avec Reuters et EFE