La France

Macron exclut pour l’instant de réduire le déploiement militaire de la France au Sahel

Le G5 Sahel remercie l’Espagne pour son engagement en faveur du déploiement de l’UE au Mali

L’Allemagne rejette la possibilité de participer à une mission de combat dans la région

MADRID, 16 ANS (EUROPA PRESS)

Le président de la France, Emmanuel Macron, a exclu de réduire à court terme l’effectif de la mission militaire au Sahel, reconnaissant que, bien qu’il ait étudié cette possibilité après les dernières pertes, il considère désormais que ce serait une « erreur . « 

Début janvier, après avoir subi cinq pertes, on a émis l’hypothèse que la France retirerait les 600 soldats supplémentaires qu’elle avait envoyés dans la région en 2020, mais « à court terme » Macron ne l’envisage pas, comme on l’a fait savoir. .

Un retrait «massif», a-t-il ajouté, «serait une erreur», donc pour l’instant la France gardera les 5 100 en uniforme que possède l’opération Barkhane. Le président français s’est exprimé par visioconférence lors du sommet du G5 Sahel qui s’est déroulé sur deux jours dans la capitale tchadienne, N’Djaména, et auquel il avait initialement prévu d’assister en personne.

Les pays de la zone prévoient de renforcer leur présence dans les zones où le déploiement militaire français a permis une relative stabilité et le Tchad s’est engagé dans le forum de cette semaine à envoyer 1 200 soldats à la triple frontière partagée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Assiégée par des groupes armés .

Au contraire, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a rejeté la possibilité d’envoyer un contingent militaire pour participer à des missions supplémentaires, en particulier dans une hypothétique mission active contre les terroristes islamistes.

L’Allemagne compte une centaine de soldats qui forment les forces armées maliennes et fournissent un millier de soldats à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

De son côté, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a informé les représentants du G5 Sahel que malgré les progrès, «la population civile continue de payer le prix de l’insécurité persistante dans la région».

« Le développement, l’état de droit et la bonne gouvernance sont essentiels pour parvenir à la stabilité. Le G5 Sahel joue un rôle fondamental dans la lutte contre cette crise », a-t-il souligné.

Dans une vidéo envoyée au sommet du G5 Sahel, Guterres a averti que la crise des coronavirus « a exacerbé la vulnérabilité existante », affectant également « les défis économiques et sanitaires » qui « ont poussé plus de six millions de personnes à l’extrême pauvreté ».

Enfin, il a souligné que « l’appui de la MINUSMA au processus de transition et de stabilisation du Mali devrait être une priorité pour les partenaires de la région » et a annoncé la nomination de Mar Dieye comme Coordonnatrice spéciale pour le développement au Sahel.

MERCI A L’ESPAGNE

Les chefs d’Etat du G5 pour le Sahel ont publié une déclaration commune à l’issue du sommet dans laquelle ils appellent à un financement « durable et prévisible » afin que, si nécessaire, leur mission conjointe puisse répondre aux exigences nécessaires pour demander à l’avenir un financement mandat aux Nations Unies.

Ils ont également remercié l’Union européenne dans les conclusions finales pour les contributions financières à la mission coordonnée par les cinq pays de la zone, qui a débuté en 2017 et atteindra 284,5 millions d’euros en 2023, si le projet est réalisé.

Les remerciements incluent des mentions aux pays qui se sont engagés à assurer la sécurité de la région. Dans le cas de l’Espagne, qui dirige actuellement la mission de l’UE au Mali, les dirigeants régionaux ont salué son « importante contribution », au titre de laquelle le contingent sera levé « jusqu’à 530 soldats ».

De même, ils ont appelé au renforcement de la coordination en matière de sécurité avec les pays du Golfe de Guinée pour faire face « au risque de propagation de la menace terroriste » et ont nommé Djimé Adoum au poste de Haut Représentant de la Coalition pour le Sahel.

La région, bande qui va du Sénégal en Afrique de l’Ouest à Djibouti à l’Est, est une zone dans laquelle des groupes terroristes comme l’État islamique ou Al-Qaïda agissent en même temps que d’autres organisations locales, de sorte que les pays de la zone a de graves problèmes d’insécurité.

En raison de sa grande étendue, principalement désertique, et de la faiblesse des États de la région, la lutte contre le terrorisme s’est avérée difficile, même si Macron a exprimé sa poitrine sur Twitter à partir des réalisations de l’année dernière.

«Il y a un an, la situation au Sahel était critique. (…) Il y a un an à Pau, nous avons fixé un cap: renforcer les capacités militaires des États du Sahel, accroître notre contrôle contre le terrorisme, consolider le retour des États. dans toutes les régions libérées et garantir une politique de développement des populations », a assuré Macron.

L’année dernière, plusieurs opérations ont tué certains des chefs terroristes les plus en vue de la région, comme le chef de la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel, tué en juin dernier.

Lors du sommet, l’accent a également été mis sur l’importance de l’aide au développement pour éradiquer les causes structurelles qui expliquent l’augmentation des activités terroristes dans cette région appauvrie à croissance démographique rapide.

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