MADRID, 6 décembre (EUROPA PRESS) –

Les gouvernements de transition du Niger et du Mali ont annoncé mardi l’annulation de leurs accords fiscaux avec la France, qu’ils accusent d’entretenir une « attitude hostile persistante » à l’égard des deux pays.

« (Le Mali et le Niger) ont décidé de mettre fin, dans un délai de trois mois, aux accords susvisés, afin de préserver les intérêts supérieurs des peuples malien et nigérien », lit-on dans un communiqué commun publié par le Conseil national de sauvegarde. de la Patrie (CNSP) du Niger sur son compte de réseau social X, anciennement Twitter.

Ces accords établissent des règles pour éviter la double imposition avec les deux nations, pour établir une assistance réciproque en matière d’impôts sur le revenu et de succession dans le cas du Mali et une assistance administrative mutuelle en matière fiscale avec le Niger.

« La signature de traités bilatéraux entre Etats vise à renforcer la coopération internationale et les liens amicaux. Or, l’attitude hostile persistante de la France à l’égard de nos Etats contrevient à cette raison, ajoutée au caractère déséquilibré de ces accords qui engendre un déficit considérable pour le Mali et le Niger,  » continue la lettre.

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont engagés dans un processus de prise de distance par rapport à l’ancienne puissance coloniale, la France, qui est jusqu’à présent leur principal fournisseur d’aide militaire. Les trois pays combattent depuis des années des groupes armés islamistes, dont la présence et le contrôle territorial sont toutefois croissants. Cette instabilité a contribué aux récents coups d’État en juillet (Niger), en 2021 (Mali) et en 2022 (Burkina Faso).

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