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Le ministre des Affaires étrangères syrien, Asaad al Shaibani, s’est entretenu ce mardi à Paris avec une délégation israélienne de “divers sujets liés à l’amélioration de la stabilité dans la région et dans le sud de la Syrie”. Cette rencontre intervient après que les violences dans le gouvernorat de Soueïda, déclenchées par des affrontements sectaires, ont fait plus de 1 500 morts depuis juillet.
Les discussions ont porté sur la désescalade et la non-ingérence dans les affaires intérieures syriennes, ainsi que sur le renforcement de la stabilité dans la région et la réactivation de l’accord de 1974. Cet accord stipulait la création d’une zone démilitarisée et avait été déclaré “effondré” par Israël après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, selon l’agence de presse syrienne SANA.
Damas a souligné que “ces pourparlers se déroulent avec la médiation des États-Unis, dans le cadre des efforts diplomatiques visant à améliorer la sécurité et la stabilité en Syrie et à préserver son intégrité territoriale”.
Le gouvernement de transition syrien a annoncé à la mi-juillet un cessez-le-feu dans le gouvernorat de Soueïda et le déploiement de ses forces de sécurité pour maintenir la cessation des hostilités. Cette décision faisait suite à des semaines de combats entre des bédouins fidèles aux autorités de Damas et des milices de la minorité druze.
L’armée israélienne s’est également impliquée dans ces affrontements, menant plusieurs bombardements contre la région, y compris contre des bureaux gouvernementaux à Damas. Ces actions ont été justifiées par la prétendue défense de la minorité druze dans le pays voisin.