Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a défendu depuis Jérusalem l'embargo sur les armes contre Israël proposé il y a quelques jours par le président du pays, Emmanuel Macron, une position qu'il a transmise à son homologue israélien, Israel Katz, qui a montré sa désaccord.
“Lorsque nous demandons un cessez-le-feu, nous ne pouvons pas en même temps fournir des armes offensives aux belligérants. C'est une question de cohérence”, a déclaré Barrot lors d'une conférence de presse rapportée par le journal 'The Times of Israel'.
En ce sens, il a expliqué que garantir la sécurité d'Israël signifie abandonner « l'usage de la force » au profit du « dialogue et de la diplomatie », c'est pourquoi Paris « comme la plupart des pays du monde, appelle à l'arrêt des incendies à Gaza et ». Liban”.
Le même jour, il a eu une réunion avec Katz et avec le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, au cours de laquelle il a été reconnu “qu'il existe un désaccord” concernant l'embargo sur les armes, comme l'a rapporté un diplomate français au journal susmentionné.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie française a insisté sur la nécessité d'éviter une plus grande escalade contre l'Iran qui conduirait la région à une guerre majeure, ce qui n'est pas le « désir » de ses interlocuteurs israéliens, après quoi ils ont partagé leur volonté de “approfondir les négociations dans le cadre des efforts français pour mettre fin à la guerre”.
De même, ils sont en désaccord sur le rôle de l'Autorité palestinienne après la fin de la guerre à Gaza, puisqu'une grande partie de la communauté internationale demande qu'elle redevienne responsable de la bande alors qu'Israël refuse de le faire.