L'Assemblée nationale française a rejeté mercredi une motion de censure présentée par le parti socialiste contre le gouvernement du Premier ministre François Bayrou pour ses déclarations controversées fin janvier sur la migration.
Le texte n'a reçu que 181 voix, loin de la majorité absolue fixée à 289, car l'extrême droite n'a pas soutenu l'initiative. Il s'agit du sixième mouvement de censure à laquelle Bayrou est confronté depuis qu'il a assumé la position de Premier ministre, selon la chaîne TV BFM.
Bayrou a assuré dans des déclarations à la station LCI que la présence de migrants est “positive” pour un pays “chaque fois qu'elle ne dépasse pas une certaine proportion”. “À partir du moment où vous avez le sentiment d'être submergé, de ne pas reconnaître votre pays, dans leur mode de vie ou leur culture, à partir de ce moment il y a un rejet”, a-t-il déclaré.
Les partis de gauche ont condamné ces mots, faisant référence au fait que la langue utilisée par le Premier ministre est fréquemment utilisée par l'extrême droite, en particulier en raison du fait qu'il se réfère aux théories de la conspiration du «grand remplacement».
La majorité des députés socialistes ont abandonné la chambre à l'époque que Bayrou a pris le sol dans une assemblée nationale tendue. “C'est la première fois que je vois un parti qui présente une motion de censure pour quitter l'Assemblée pendant le débat de sa propre mouvement de censure”, il a ironique, comme l'a été le recueilli.
Le chef des socialistes, Olivier Faure, a dénoncé le “Trumpiana” de Bayrou, qui a finalement réussi à donner le “feu vert” cette semaine Le mécanisme constitutionnel qui vous permet d'approuver les initiatives législatives sans vote à l'Assemblée.