La ministre argentine de la Sécurité, Patricia Bullrich, a annoncé que le gouvernement de Javier Milei demanderait la collaboration de la France pour libérer le sous-officier de la Gendarmerie nationale détenu « arbitrairement » depuis dimanche dernier par les autorités vénézuéliennes.
Le chef de la Sécurité a déclaré à la radio argentine Radio Mitre que le ministre des Affaires étrangères, Gerardo Werthein, “n'a toujours la collaboration de personne”. “Il (le ministre des Affaires étrangères) m'a dit qu'il essayait d'établir une certaine collaboration, qu'il allait demander à la France. Nous voulons une collaboration, parce que nous, notre ambassade, sommes envahis”, a-t-il déclaré.
Bullrich a assuré que le gouvernement argentin avait besoin “d'un pays tiers (pour) aider” pour libérer le sous-officier détenu qui se trouve, comme il l'a déclaré, dans “une base de renseignements à Táchira”, au nord-ouest du pays, à la frontière avec la Colombie voisine. “La chancelière recherchait ce pays tiers qui pourrait nous aider”, a-t-il déclaré, tout en dénonçant le fait d'être “assiégé par le régime chaviste”.
Par ailleurs, la ministre a annoncé que la Gendarmerie Nationale, “en accord” avec son portefeuille, avait déposé “une plainte pénale pour cet enlèvement d'un citoyen argentin, qui n'était pas allé comme membre de la Gendarmerie mais comme citoyen argentin” pour une visite à caractère personnel.
Ces propos interviennent après que les ministères argentins des Affaires étrangères et de la Sécurité ont dénoncé vendredi la détention « arbitraire » et « injustifiée » du sous-officier de la gendarmerie nationale argentine, le premier caporal Nahuel Agustín Gallo, par les autorités vénézuéliennes, et ont exigé “catégoriquement et immédiatement” sa libération.
Par ailleurs, les autorités vénézuéliennes ont également arrêté un chauffeur de l'ambassade d'Argentine à Caracas, où six opposants au régime de Maduro ont trouvé refuge depuis fin mars.
La rupture des relations diplomatiques entre le Venezuela et l'Argentine après les accusations de fraude électorale de Buenos Aires lors des dernières élections présidentielles a conduit le Brésil à intervenir pour prendre en charge la représentation consulaire argentine sur le territoire vénézuélien.