MADRID, 1er août (EUROPA PRESS) –

Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mardi la mise en place d’un plan d’évacuation pour ses près de 600 citoyens, ainsi que pour les Européens qui le souhaitent, depuis le Niger, “compte tenu de la dégradation de la situation” après le coup d’Etat militaire survenu au fin de la semaine dernière.

“La France prépare l’évacuation de ses ressortissants et européens qui souhaitent quitter le pays”, indique le communiqué, ajoutant que cette décision a été motivée par les attentats d’il y a quelques jours contre l’ambassade à Niamey, la capitale, ainsi que par la à la fermeture de l’espace aérien qui les a empêchés de quitter le Niger.

Le plan d’évacuation sera coordonné avec les autorités nigériennes actuelles, ajoute le ministère français des Affaires étrangères, même si ceux qui veulent quitter le pays doivent se rendre au point de départ, qui sera annoncé “dans les plus brefs délais”, par leurs “propres moyens”. .

En principe, parmi les évacués ne figureraient pas les 1 500 militaires français déployés au Niger, dont le travail a été suspendu sur ordre de Paris samedi dernier en réponse au coup d’Etat militaire du 26 juillet.

Dimanche, des milliers de personnes ont lapidé le bâtiment de la mission diplomatique française dans la capitale, incendiant même l’une de ses entrées. Un jour plus tard, la junte putschiste, connue sous le nom de Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), a accusé lundi la France d’avoir orchestré une intervention militaire pour libérer le président nigérien aujourd’hui déchu, Mohamed Bazoum.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a menacé de recourir à la force au Niger si l’armée ne rétablissait pas Bazoum au pouvoir dans les sept jours, un mouvement de pression soutenu par plusieurs partenaires internationaux, dont la France.

Compte tenu de cela, les autorités du Burkina Faso et du Mali ont averti la CEDEAO qu’une éventuelle intervention militaire au Niger serait considérée comme une déclaration de guerre à leur encontre. De même, le gouvernement guinéen a publié une déclaration se dissociant des sanctions imposées par l’organisme africain.

Le coup d’État a une fois de plus alimenté les inquiétudes concernant l’instabilité politique au Niger, un pays qui a été secoué par quatre — maintenant cinq — coups d’État depuis qu’il a obtenu son indépendance de la France en 1960, ainsi que plusieurs tentatives infructueuses, dont la dernière en 2021. , quelques jours avant l’entrée en fonction de Bazoum.

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