Le président de la France, Emmanuel Macron, a condamné ce dimanche que l'attaque a subi cette nuit dernière par le rabbin d'Orléans, Arié Engelberg, dans ce que le président et le reste des dirigeants des principaux partis ont dénoncé comme une attaque anti-sémitique qui n'a pas sa place dans la société française.
Engelberg est revenu de la synagogue samedi après-midi, accompagné de son fils de neuf ans, quand il a été “frappé à la tête, mordu sur l'épaule et insulté”. Son état n'est pas grave.
Jusqu'à présent, un-an a été arrêté, en détention depuis la nuit dernière, selon des sources policières de la chaîne BFMTV, attendant de recueillir plus d'informations sur ce qui s'est passé.
“L'anti-sémitisme est un poison. Nous ne céderons pas au silence ou à l'inaction”, a averti Macron dans un communiqué publié dans son compte X tandis que son ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a accusé la France de la France insumante pour encourager ce genre d'actes “montrant une certaine ambiance contre l'anti-sémitisme”.
Altos responsable de LFI, comme Manuel Bompard ou Mathilde Pinot, président du groupe de l'Assemblée nationale, ont néanmoins condamné ce qui s'est passé sans palliatif.
“Plus que jamais, nous devons être unis pour lutter contre l'anti-sémitisme et toutes les formes de racisme”, a déclaré Pinot alors que, pour le coordinateur national du parti, “contre l'agression raciste, anti-série ou islamophobe, la fraternité est la règle.”
Le chef ultra-droit du groupe national, Jordan Bardella, a exigé que l'auteur “de cette attaque particulièrement grave” reçoive “une peine exemplaire” avant de dénoncer “la croissance d'une fièvre anti-sémitique dans tout le pays, alimentée par une gauche extrêmement incendiaire”.