La France

Macron ordonne une enquête sur les allégations d’espionnage à son encontre avec le logiciel Pegasus

MADRID, 21 juil. (EUROPA PRESS) –

Le président français, Emmanuel Macron, a ordonné l’ouverture d’une enquête sur les allégations d’espionnage contre des journalistes et des hommes politiques, notamment, via le logiciel Pegasus, réalisé par Israël, selon ce qu’a indiqué mercredi le Premier ministre français Jean Castex.

Castex a rappelé dans une interview à la chaîne de télévision TF1 que « si les faits sont avérés, ils sont graves ». « Nous devons analyser cela plus précisément en raison de la gravité potentielle (pour savoir) quelle est la réalité et le degré d' »infection » », a-t-il déclaré.

« Le président de la République a ordonné toute une série d’enquêtes. Il serait irresponsable de notre part de parler de ces choses sans connaître exactement la situation et les mesures qui pourraient être prises de notre part », a souligné le Premier ministre.

Des sources de l’exécutif français ont confirmé mardi que les autorités avaient changé les téléphones portables du président et que leur sécurité avait été configurée de la « manière la plus restrictive possible » en raison de soupçons selon lesquels il aurait pu être espionné.

De même, le parquet français a annoncé l’ouverture d’une enquête après que plusieurs médias eurent révélé dimanche que des journalistes du journal numérique Mediapart, comme Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel, faisaient partie des plus de 180 journalistes espionnés dans le monde grâce à ce logiciel, des actions qui auraient été menées secrètement par divers gouvernements.

Le gouvernement du Maroc, l’un de ceux identifiés par cet espionnage présumé, a rejeté les accusations ce mercredi et a dénoncé une « campagne médiatique » contre Rabat, tout en exigeant que des « preuves tangibles » soient présentées sur leur participation à ces activités. .

L’enquête sur cet outil est menée par le consortium de médias basé à Paris, Forbidden Stories, qui assure que les preuves ont été obtenues à partir des téléphones eux-mêmes grâce à une analyse médico-légale réalisée par le laboratoire de sécurité d’Amnesty International.