MADRID, 28 décembre (EUROPA PRESS) –

Les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont condamné jeudi que l’Iran ait accéléré la production d’uranium enrichi à 60% sans « aucune justification crédible » après plusieurs mois de ralentissement.

« Ces décisions démontrent le manque de bonne volonté de l’Iran en faveur de la détente et représentent un comportement imprudent dans un contexte régional tendu », ont-ils déclaré dans un communiqué commun, rapporté par le Département d’Etat américain.

Ainsi, ils ont exhorté Téhéran à « revenir immédiatement sur ces mesures » et à coopérer « pleinement » avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans le but « d’offrir des garanties que son programme nucléaire est exclusivement pacifique et de redésigner les inspecteurs suspendus en septembre 2023″.

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a informé mardi les États membres qu’environ 9 kilos d’uranium d’une pureté allant jusqu’à 60 pour cent avaient été produits depuis fin novembre, contre 3 kilos par mois il y a quelques mois.

Bien qu’un enrichissement de 80 % soit nécessaire pour fabriquer une bombe nucléaire, l’Iran a toujours soutenu qu’il n’avait pas l’intention de créer des armes de ce type et qu’un tel développement avait uniquement des motivations énergétiques.

En 2015, plusieurs pays ont conclu un accord avec l’Iran pour que l’enrichissement de l’uranium ne dépasse pas 4 %, en échange de la levée des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis et l’Union européenne.

Cependant, en mai 2018, les États-Unis ont abandonné l’accord et rétabli des sanctions contre l’Iran, estimant que ce pays violait l’accord et développait des armes nucléaires. Les autres pays – la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, la France et l’Allemagne – se sont déclarés disposés à maintenir l’accord.

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