Economie

Le chômage baisse au Mexique, mais l’informalité monte en flèche

Le taux de chômage au troisième trimestre 2021 est inférieur à celui d’il y a un an, bien qu’il ne soit pas encore aux niveaux d’avant la pandémie. Les facteurs qui freinent le plus la reprise économique sont la précarité et l’informalité.

Le Mexique est l’un des rares pays d’Amérique latine qui, pendant la pandémie, s’est offert le luxe de continuer à bénéficier d’un taux de chômage à un chiffre.

Même au pire moment de la crise, son taux de chômage a atteint 6%, un chiffre qui pourrait bien être envié par d’autres grandes économies de la région, comme le Brésil ou la Colombie, qui n’ont pas réussi à revenir à un chiffre après le coup d’État pandémique. . et aujourd’hui ils dépassent les 12%.

Mais le véritable défi de la deuxième économie d’Amérique latine -après le Brésil- réside dans l’informalité et la précarité d’une population active d’environ 60 millions de personnes.

Moins de chômage, plus d’informalité

L’Institut national de la statistique et de la géographie (Inegi) a révélé que le taux de chômage a clôturé le troisième trimestre 2021 à 4,2%, un point de pourcentage de moins qu’à la même période de 2020, mais toujours supérieur au chiffre d’avant la pandémie.

Cela implique que 2,5 millions de personnes étaient au chômage fin septembre, alors qu’au pire moment de la crise, plus de 12 millions de personnes ont quitté la population active en raison de la pandémie.

Le taux de chômage au Mexique est l'un des plus bas d'Amérique latine

Le taux de chômage au Mexique est l’un des plus bas d’Amérique latine ©France24

Cependant, il est hâtif de parler de reprise. « Nous approchons de cette tendance naturelle que nous avons depuis de nombreuses années sur le marché du travail, un marché précaire, mauvais qui n’inscrit pas ses travailleurs à la sécurité sociale », a déclaré le professeur Edmar Ariel Lezama à l’agence EFE, coordinateur du Programme unique de Spécialisations en économie de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).

En effet, Inegi comptait environ 31,4 millions de travailleurs informels au troisième trimestre 2021, soit un taux de 56,3%, et une augmentation de 3,9 millions de personnes par rapport aux mêmes mois de 2020 et de 200 000 personnes par rapport à 2019.

Le taux d'informalité dépasse les 50%

Le taux d’informalité dépasse les 50% ©France24

« La précarité du marché du travail est devenue un facteur important qui freine une reprise rapide du marché intérieur », a observé le Centre d’études économiques du secteur privé (CEESP) dans une analyse du rapport sur le marché du travail présenté par l’Inegi.

Avec EFE et les médias locaux