L'Allemagne et la France déclarent leur "profonde inquiétude" face aux tensions politiques en Géorgie

L'Allemagne et la France se sont déclarées dimanche « profonde inquiétude » quant à la situation en Géorgie, théâtre de semaines de manifestations contre une loi promue par le gouvernement et qui, selon ses détracteurs, est une adaptation de la réglementation russe destinée à écraser les dissidents.

La présidente de la Géorgie, Salomé Zurabishvili, a annoncé samedi son veto à la loi dite sur les agents étrangers, officiellement la loi sur la transparence des influences étrangères, similaire à celle avec laquelle Moscou répond aux critiques contre le gouvernement. La loi exige que les organisations, médias et entités similaires qui reçoivent au moins 20 pour cent de leur financement de l'étranger s'enregistrent comme « agents défendant les intérêts des forces étrangères ». Le non-enregistrement sera passible de lourdes amendes.

Le président a procédé à un veto direct non prévu par la Constitution géorgienne, qui prévoit en principe le retour de la loi au Parlement, accompagnée d'amendements, pour un nouveau vote. On ne sait pas si la chambre, dominée par Georgian Dream, le parti gouvernemental et promoteur de la mesure, votera à nouveau une loi qu'elle a déjà approuvée cette semaine en troisième lecture.

« Nos deux pays ont toujours été favorables à la voie européenne de la Géorgie et ont activement soutenu la décision du Conseil européen de décembre 2023 de lui accorder le statut de pays candidat (à l'Union européenne) », indique le communiqué commun.

Concernant la loi controversée, la déclaration franco-allemande affirme que le gouvernement géorgien et le parti au pouvoir agissent à l'encontre des valeurs européennes communes et des aspirations du peuple géorgien : « La voie européenne de la Géorgie est tracée, mais c'est la Géorgie qui décide avec quelle rapidité et dans quelle mesure dans quelle direction il avance », soulignent-ils.

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