La France

L’Algérie salue le fait que la France ait reconnu avoir « torturé et assassiné » un avocat lors de la bataille d’Alger

MADRID, 5 mars (EUROPA PRESS) –

Les autorités algériennes ont montré leur « satisfaction » de la reconnaissance par le président de la République, Emmanuel Macron, que l’avocat et leader nationaliste Ali Bumenyel a été « torturé et tué » par l’armée française en 1957, dans le cadre de la guerre d’indépendance. dans le pays africain.

« En décidant d’honorer la famille du martyr et de recevoir ses petits-enfants à l’Elysée, le président français a mené une initiative louable dans le cadre de bonnes intentions et d’une réelle volonté d’intensifier le dialogue entre l’Algérie et la France sur la période coloniale », a a indiqué un communiqué recueilli par l’agence de presse d’Etat algérienne, APS.

Ainsi, il a déclaré que « la position de Macron devrait également ouvrir les horizons d’un dialogue qui sera sans aucun doute constructif et réalisera ce qui est attendu pour l’avenir », avant de rappeler que le président algérien, Abdelmayid Tebune, a déjà déclaré qu’aborder cette question  » ne veut pas dire faire disparaître l’histoire douloureuse, dont les conséquences sont encore visibles en Algérie. « 

« A travers cette initiative, l’Algérie et la France peuvent avancer vers l’avenir de relations stables et sereines, dans une véritable réconciliation et une coopération multiforme », a conclu le communiqué publié par l’agence étatique.

L’Elysée a déclaré mardi dans un communiqué que le rapport sur la colonisation et la guerre d’Algérie confié à l’historien Benjamin Stora comprend « la reconnaissance par la France du meurtre d’Ali Bumenyel, avocat et leader politique du nationalisme algérien ».

Ainsi, il indiquait que l’avocat avait été arrêté lors de la bataille d’Alger, transféré dans un lieu secret, torturé et assassiné le 23 mars 1957, crime qui aurait été ordonné par le général français Paul Aussaresses, qui demanda plus tard qu’il soit présenté comme étant arrivé comme un suicide en détention.

« Aucun crime, aucune atrocité commise par qui que ce soit pendant la guerre d’Algérie ne peut être justifiée ou cachée. Ils doivent être analysés avec courage et lucidité, dans le respect absolu de tous ceux dont la vie a été détruite par le sort », a conclu l’Elysée.

Elíseo lui-même a affirmé en janvier que la France ne s’excusera pas pour la colonisation en Algérie mais tiendra des actes « symboliques » avec lesquels elle entend réaliser une « réconciliation » entre les deux pays, après avoir analysé le rapport commandé à Stora, qui comprend les conseils pour que les deux pays peuvent enfin rapprocher leurs positions.

La France propose trois cérémonies entre 2021 et 2022 pour favoriser la réconciliation avec l’Algérie puisque les relations bilatérales entre ces territoires ont été sapées depuis que le pays européen était une puissance coloniale africaine entre 1830 et 1962.

Plus précisément, les événements sont prévus le 25 septembre 2021, à l’occasion de la Journée nationale des Harkis; le 17 octobre, commémoration du soi-disant massacre de Paris pour la répression des manifestants algériens dans la capitale française, et le 19 mars, pour le seizième anniversaire des accords d’Evian qui ont initié l’indépendance.

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