La France

L’Algérie exige le « respect total » comme condition au retour de son ambassadeur en France

Le président algérien, Abdelmayid Tebune, a assuré que la condition du retour de son ambassadeur en France est le « respect total » de la part de Paris et du président français, Emmanuel Macron.

Tebune, qui s’exprime pour la première fois depuis la montée des tensions entre les deux pays, a appelé au « respect total de l’Etat algérien » et a déclaré que Macron « doit oublier que l’Algérie était une colonie française ».

« C’est un Etat permanent avec son armée, son économie et son peuple (…) L’histoire ne peut pas être falsifiée », a critiqué le président lors d’une interview à la télévision d’Etat, recueille le journal ‘Tout sur l’Algérie’.

Fin septembre, Macron a qualifié l’Algérie de « système politico-militaire » basé sur des « revenus historiques » et avec une « histoire officielle réécrite » lors d’une rencontre avec des descendants de personnalités de la guerre d’indépendance algérienne, ce qui a provoqué l’indignation de les autorités du pays africain.

« Ces déclarations sont une atteinte intolérable à la mémoire des 5.630.000 braves martyrs qui ont sacrifié leur vie dans la résistance héroïque à l’invasion coloniale française », a réagi la présidence algérienne dans le communiqué.

Par ailleurs, depuis Alger, ils ont annoncé l’appel à consultations de leur ambassadeur à Paris, ainsi que la fermeture de leur espace aérien aux vols militaires français.

Face à cela, Macron a appelé à « un apaisement » des tensions car « il vaut mieux parler, aller de l’avant », bien qu’il n’ait pas minimisé les « désaccords ».

L’escalade de la tension coïncide avec l’annonce française de la réduction drastique du nombre de visas accordés aux ressortissants algériens, marocains et tunisiens au motif que ces pays ne coopèrent pas au processus d’expulsion.