Ce vendredi, le ministère français des Affaires étrangères a appelé les autorités du Kosovo à revenir sur la nouvelle réglementation de la Banque centrale du Kosovo, qui établit que les paiements en espèces ne peuvent s’effectuer qu’en euros et non en dinars serbes.

« La France est préoccupée par l’entrée en vigueur hier de la décision de la Banque centrale du Kosovo autorisant uniquement l’euro pour les transactions en espèces sur le territoire du Kosovo », peut-on lire dans un communiqué de la diplomatie française, qui regrette que cette décision soit « hâtive ».

Ainsi, le ministère français des Affaires étrangères a prévenu que cette démarche de l’ex-région serbe « aura des conséquences sur la vie quotidienne de la communauté serbe du Kosovo », qui « dépend en grande partie des paiements effectués en dinars serbes », en circulation depuis la Serbie.

« En l’absence de solutions alternatives à ce jour, la France appelle à la suspension immédiate de cette mesure afin de garantir une période de transition suffisante. Nous appelons les autorités kosovares à trouver une solution négociée dans le cadre du dialogue facilité par l’Union européenne », » ajoute Paris.

Les autorités du Kosovo ont annoncé il y a quelque temps une réforme promue par la Banque centrale visant à suspendre la circulation des dinars serbes. La mesure, qui vise en théorie à promouvoir la transparence et à lutter contre le blanchiment d’argent, est entrée en vigueur jeudi dans un contexte controversé.

La veille, le Service pour l’action extérieure de l’Union européenne avait réitéré son inquiétude quant aux effets collatéraux des nouvelles réglementations de la Banque centrale du Kosovo et proposé, comme la France, une « solution négociée » pour éviter d’éventuelles contestations, y compris dans « la vie quotidienne ». « , pour la minorité serbe.

Même si le gouvernement du Kosovo a promis une période de transition, pour l’Union européenne, il s’agit d’une période « courte ». En outre, il considère que « le manque d’informations et de solutions pratiques pour toutes les communautés affectées peut sérieusement compliquer leur vie », c’est pourquoi il a préconisé la recherche d’une « solution négociée ».

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