La France

La France durcit les mesures et parie sur la troisième dose pour pallier la nouvelle vague de coronavirus

Le gouvernement a annoncé qu’il mettrait en place la vaccination de rappel comme condition de renouvellement du pass Covid-19 chez l’adulte. C’est une disposition qui couvre 19 millions de citoyens. De plus, il y aura plus de rigidité pour l’accès aux sites pour les non vaccinés et des changements de protocole pour les écoliers. « L’impact sur les hôpitaux est réel mais nettement inférieur », a déclaré le ministre de la Santé Oliver Verán.

Avec l’avancée d’une résurgence du coronavirus en Europe, les pays reconfigurent leurs mesures préventives, certains avec des décisions plus drastiques imposées par l’urgence. Le cas de la France est différent.

Avec l’un des taux de vaccination les plus élevés du continent et, logiquement, souffrant de la nouvelle vague, il est temps de mettre en place des dispositions qui évitent que la gravité d’une situation ne s’aggrave qui affiche déjà des moyennes de 20 mille cas par jour et a eu mardi un pic 30 mille.

Ce jeudi, lors d’une conférence de presse, Olivier Véran – ministre de la Santé – a annoncé la décision du gouvernement d’étendre l’utilisation de la troisième dose contre le coronavirus à tous les plus de 18 ans ayant passé cinq mois depuis la dernière injection. Ce sera une condition nécessaire pour renouveler le passeport Covid-19. Il était accompagné de Jean-Michel Blanquer -ministre de l’Éducation- et de Jérôme Salomon -directeur général de la santé-.

« Cela concerne 25 millions de Français, dont il y en a déjà six millions qui l’ont déjà reçu. Il en reste 19 millions que nous demandons instamment de se faire vacciner dans les deux prochains mois », a déclaré Véran.


Cette vaccination de rappel, qui débutera samedi prochain, disposera d’une marge de deux mois, date à laquelle expire le passeport sanitaire et qui est obligatoire pour pénétrer dans la grande majorité des lieux publics. Expire le 15 décembre pour les plus de 65 ans et le 15 janvier pour tous les autres adultes.

« Les vaccinés entrent dix fois moins dans les unités de soins intensifs (UCIS) que les non vaccinés. Dans les endroits où la vaccination est plus faible, nous enregistrons un taux d’incidence beaucoup plus élevé et des cas graves », a expliqué le ministre de la Santé.

Pendant ce temps, le gouvernement, qui a été infecté par le Premier ministre Jean Castex, introduira des restrictions plus sévères pour les citoyens non vaccinés. Jusqu’à présent, ils pouvaient pénétrer dans des lieux socialement fréquentés (restaurants, gymnases, théâtres, cinémas) présentant un test négatif des 72 dernières heures. Maintenant, le test devrait avoir lieu dans les dernières 24 heures.

En revanche, le port du masque dans les lieux extérieurs fermés et bondés est à nouveau obligatoire, selon l’équipe préfectorale.


Véran a justifié ces dispositions en affirmant qu’elles permettront d’éviter un confinement strict, des couvre-feux ou des fermetures d’entreprises comme ils ont dû le faire dans d’autres nations de la région. Il attribue également cette marge de manœuvre au taux élevé de vaccination dans la population. « L’impact sur les hôpitaux est réel, mais nettement inférieur », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, les mesures seront réadaptées dans les écoles, après que ce mercredi 8.500 classes ont été fermées dans tout le pays. Le nouveau protocole indique que, lorsqu’il y a un cas positif dans la classe, les parents doivent passer un test et les élèves dont le test est négatif peuvent continuer à assister aux cours.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron analyse qu’à partir de 2022 des enfants âgés de cinq à onze ans sont également vaccinés pour stopper la circulation du virus.