Le ministre de la Cour fédérale suprême (STF), Nunes Marques, a décidé de ne pas suspendre les opérations des loteries municipales au Brésil, par injonction préliminaire. Le différend entre le gouvernement fédéral et les loteries régionales gronde.
La décision de Marques, publiée mardi 25 mars, fait suite à une revendication de non-conformité d'un précepte fondamental (ADPF) du parti de solidarité du Brésil. Cela avait appelé à la suspension des loteries municipales jusqu'à ce que le STF ait jugé s'ils vendaient ou non la Constitution. L'affaire est similaire à un différend en cours entre Lotterj et le gouvernement.
Le parti de solidarité a allégué que les loteries municipales favorisaient un «scénario vraiment chaotique», dans lequel les juridictions ont contourné les réglementations fédérales des paris brésiliques pour permettre aux entreprises non autorisées par le gouvernement fédéral de fonctionner au sein des municipalités.
Ceci, selon le Solidary Party, provoque une instabilité financière du marché fédéral de paris nouvellement réglementé, tout en risquant la sécurité des acteurs.
Marques a choisi de ne pas suspendre les opérations de loterie municipale, bien qu'il ait appelé le parti de solidarité pour fournir de plus amples informations soutenant ses réclamations dans les 10 jours. Il a également appelé le bureau du procureur général à peser sur la question, avant une décision finale.
«Compte tenu de la pertinence de la question et de son impact sur l'ordre social et la certitude juridique, il est nécessaire de fournir l'avis des autorités impliquées.»
Il a dit que cela influencerait son jugement final et s'assurerait que c'est sans préjudice.
STF pour faire une décision finale sur les loteries municipales du Brésil
Les opérations de loterie municipale seront autorisées à continuer jusqu'à ce que le STF prenne une décision finale sur leur constitutionnalité.
Le Brésil compte 26 États et plus de 5 500 municipalités, dont certains cherchent à mettre en œuvre leurs propres lois pour établir des loteries et générer des revenus régionaux.
Un cas particulièrement notable est Bodó, une municipalité qui a une population de plus de 2 000 habitants et a délivré de nombreuses licences aux opérateurs.
Chaque licence municipale à Bodó ne coûte que BRL5 000 (670,29 £ / 796,81 / 867,70 $) pour obtenir, tandis qu'une redevance fédérale de paris en ligne est BRL30 million.
Bodó a constamment ignoré les menaces du gouvernement fédéral pour arrêter les efforts de licence et permettre aux titulaires de licence de fonctionner à travers le Brésil.
Un cas STF similaire relatif à la loterie de l'État de Rio de Janeiro (Loterj) est en cours depuis quelques mois. Diverses entités, dont le gouvernement fédéral et le procureur général, ont insisté sur le fait que Lotterj interdit à ses licenciés d'opérer en dehors de l'État.
Dans sa dernière décision sur l'affaire, en février, le STF a voté pour maintenir une injonction préliminaire, qui a interdit à Loterj de permettre à ses titulaires de licence de fonctionner à l'échelle nationale. Il a obligé les opérateurs LoterJ à adopter des logiciels de blocage de géolocalisation pour s'assurer que les joueurs ne peuvent pas accéder à des sites en dehors de l'État.