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Le Sénat brésilien a approuvé le projet de loi qui permet aux entreprises de réduire la charge de travail de leurs employés et, proportionnellement, leur salaire. Ils peuvent également suspendre des contrats. Ceux qui sont concernés par la mesure peuvent demander une assurance chômage.

Seule la signature du président brésilien, Jair Bolsonaro, fait défaut pour le projet de loi qui permet aux entreprises de suspendre les contrats et de baisser les salaires de leurs travailleurs alors que la crise due à la pandémie de Covid-19 devient loi.

Plus précisément, le programme garantit le paiement par le gouvernement fédéral de l'assurance-chômage jusqu'à 60 jours au travailleur dont le contrat est suspendu ou jusqu'à 90 jours si son salaire et ses heures de travail sont réduits.

Elle garantit également, selon l'agence de presse du Sénat, "que le salarié restera en poste deux fois la période de réduction de salaire".

Dans tous les cas, "le salaire ne peut en aucun cas être réduit à moins que le minimum actuel de 1 045 reais", soit environ 200 dollars.

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Parmi les avantages fiscaux pour les entreprises figure l'extension des charges sociales dans les secteurs qui génèrent le plus d'emplois, tels que le textile, la chaussure, la construction civile, le transport routier et ferroviaire, et le centre d'appels.

Bien que le Brésil soit le deuxième pays le plus touché au monde par Covid-19, avec plus de 46 000 décès et près d'un million de cas confirmés, un assouplissement des mesures de confinement a commencé.

Le président lui-même, Jair Bolsonaro, a défendu une ouverture totale des activités économiques, dès le début de la crise.

Au milieu de cette réouverture controversée, l'initiative approuvée par le Sénat vise à préserver l'emploi, dans le cadre d'un programme d'urgence qui prévoit la possibilité de prolonger les mesures, si besoin est.

France 24 avec EFE